

Le RAID (Redundant Array of Inexpensive Disks) a été inventé en 1987 dans l'université de Berkeley en Californie par trois chercheurs (Patterson, Gibson et Katz). Leur but était de pouvoir créer une seule unité de stockage à partir de plusieurs disques durs de petite capacité et ce sous forme de grappe (Array en anglais). L'avantage d'un tel système était de pouvoir bénéficier d'une grande capacité de stockage performante et d'une plus grande tolérance aux pannes. Le système RAID peut-être mis en place de plusieurs façons appelées niveaux RAID. Il en existe une dizaine mais les plus utilisés de nos jours sont les RAID 0, RAID 1, RAID 5, et le JBOD.
Les types de Raid les plus courants :
Les cartes contrôleurs Raid : Il existe plus de 10 fabricants et de nombreux modèles
Le RAID a tendance à rendre les utilisateurs un peu trop confiants. Cet excès de confiance en une technologie dite très robuste et très fiable en apparence a entraîné de nombreuses pertes de données.
Multiplier le nombre de disques multiplie les risques de panne. De plus, les disques utilisés par une grappe RAID sont très souvent de même type et de même âge, ils auront donc une durée de vie identique.
La complexité du système RAID ajoute des risques technologiques (dysfonctionnement du contrôleur RAID ou du logiciel). Un disque défectueux peut aussi perturber le fonctionnement du contrôleur, logiquement ou électriquement ; ce qui peut causer la perte de plusieurs unités et enfin, dans le cas d'une grappe RAID 5, causera la perte totale de la grappe.
Pour finir le RAID n'apporte aucune protection contre les défaillances du système d'exploitation (intrinsèques ou dues à un problème de configuration ou d'un conflit de composants), d'une destruction de données par dysfonctionnement d'un logiciel, virus ou malveillance. En outre, les systèmes RAID sont vulnérables à tous les risques physiques classiques (feu, inondation, vol, foudre et surtensions externes, surtensions internes à la machine, etc.).